06 février 2006

Ecolo Plancto

J'ai quelque peu été busy ces derniers jours. Tout a commencé par la soutenance de thèse d'une amie sur...? sur...? Ben l'écologie du phytoplancton bien sûr! Soutenance emportée haut la main d'autant plus qu'elle a été faite en anglais en dernière minute (juste quelques semaines avant la date décisive, ce qui est court lorsque tu dois traduire ton manuscrit et refaire ton Power Point! - en plus du stress généré) due à la présence d'un invité de prestige dans le jury qui n'est autre que la référence mondiale, le grand ponte de l'écologie du phytoplancton, Colin S. Reynolds, que tout débutant dans cette discipline connaît ou a déjà entendu parlé ou lu un de ses papiers et qui, par ailleurs, sort un nouveau livre au mois de mars prochain. Bref, à lui seul, il a écrit plus de 250 publications scientifiques sur le sujet dans de grandes revues - ce qui est bien loin, à 10 années-lumière, de n'être rien - ce qui est assez colossal... sans compter les travaux non-publiés et autres collaborations ou livres co-écrits!

En tout bon nerd - Acte I - qui se respecte, je ne pouvais rester planté là sans aller lui parler. Généralement après une soutenance, le thésard, i.e le nouveau docteur ès Sciences, paie un pot. Ceci aide à décompresser et délie énormement les langues après quelques verres. J'ai même vu certains de mes camarades qui n'ont jamais osé parler anglais franchir le pas! Poser une question est une chose, comprendre la réponse en retour est une autre... Une fois que l'hôte-cible fut enfin isolé, après avoir été harcelé de questions par les profs d'université, je tente une approche bien qu'un peu euphorique moi-même après avoir attendu cette opportunité en sirotant du punch - que je qualifierai de traître avec un goût de reviens-y! Que vais-je bien pouvoir lui dire maintenant? Je ne vais pas lui parler d'algues quand même! Ca fait une heure qu'il doit entendre les mêmes questions et ce, à chaque endroit où il se déplace, quel que soit le pays où il va. Je me présente et commence à lui parler de la Bretagne - je me suis dit qu'étant anglais il doit connaître la Brittany. Eh bien non, c'était la première fois qu'il venait. La discussion s'enchaîne pour finalement revenir aux micro-algues. Comme quoi, chassez le naturel, il revient au galop! Et là, en totale impro, Ze nerd - Acte II - se profile. On commence à parler de son nouveau bouquin - idée lumineuse!! Bouquin? bouquin! - "Serait-il possible que vous me dédicassiez votre livre?" (que je tenais pas loin, quelque part à proximité, enfin là quoi, attends m'sieur que je le r'trouve). "Avec plaisir" me dit-il. Lui ravi et moi enchanté (niark, niark, niark - Ine Z'oeufs Poquette! - une pierre deux coups). Pour en finir, Mr. Reynolds est un homme très aimable et gentil qui me laissera un bon souvenir et un "Best Wishes Nicolas" sur la première page de son livre. Voilà donc comment je me suis noeurdifié malgré moi...

 

15 juillet 2005

Les copépodes

Etant en manque certain d'inspiration ces derniers temps, je vais vous parler de ce que je connais (ah non, pas encore les algues!). Eh bien non, je vais vous raconter la merveilleuse vie d'un copépode... mais d'abord kézako le copépodo?

Les copépodes sont de petits crustacés (en forme de crevettes) mais qui ne font que quelques millimètres de long (ridicules comparés aux Gambas grillées sur le barbec'). Il en faut des pelletées pour nourrir son homme!

Le terme copépode provient du grec kope (=rame) et podos (=pied). Je vous entends déjà: "Wé des pieds en forme de rame, pas facile pour marcher!" Pour marcher d'accord mais pour nager, le copépode est meilleur nageur qu' Alexander Popov! Les copépodes se développent donc dans tous les milieux aquatiques (eau de mer et eau douce) et représentent la biomasse la plus importante du zooplancton. Les espèces herbivores se nourrissent d'algues unicellulaires (5 à 50 µm) telles que les Diatomées. Par ailleurs, on dit qu’elles « broutent », oui comme les vaches! Tu mets un copépode dans un champs de Diatomées, et là elle est heureuse ta crevette, elle broute et broute encore… l’avantage est que tu n’as pas besoin de la traire tous les jours, moins contraignant donc! Si jamais on vous propose un jour du lait de copépode, refusez ! On ne trait pas encore les crevettes de nos jours… Bon, s’il y a des herbivores, il y a…. des carnivores aussi (Largy, au coin! t’écoutes plus!) qui capturent des proies (protozoaires, petits organismes pluricellulaires : Rotifères, larves). Il existe aussi des omnivores qui bouffent les détritus organiques (débris végétaux, animaux) généralement colonisés par de nombreuses bactéries. Ceci augmente la valeur nutritionnelle. Mmmmh moi j’aime bien les bactéries !!!

Les copépodes jouent un rôle très important donc dans l’équilibre écologique des écosystèmes aquatiques. Ils ont un rôle dans les premières étapes du réseau trophique et constituent un maillon entre les mondes microbien et végétal et les Poissons (prédateurs friands de ces crevettes). Généralement quand on s’amuse à mettre des copépodes dans un aquarium, leur durée de vie est réduite à quelques secondes ! Mises-en-bouche pour Picidés, vos poissons en redemanderont.

Largy tu peux sortir du coin maintenant et tu vas nous raconter ce que tu as compris de cette histoire ;)