19 janvier 2007

Maki-zushi

狐の巻寿司はおいしいだね。 Les Maki-zushi de Kitsune sont savoureux !

Une recette multi-séculaire, jalousement gardée, qui me fut transmise on ne sait comment, m'a permis de confectionner avec mes petits doigts ces délicieux maki-zushi dont je suis, ma foi, très friand... Serait-ce la gourmandise qui aurait poussé l'ami Kitsune à se lancer dans les arts culinaires? Et ce serait mentir d'admettre qu'il possède un talent inné pour cela!

Bref, il a bien fallu que je mette les mains dans le riz... Oui, il faut laver le riz avant de le faire cuire jusqu'à ce que l'eau devienne claire! Une fois le riz cuit... l'égoutter (haha trop forts les ancêtres cuistos nippons, c'est grâce à eux qu'on égoutte notre riz sinon pauvres occidentaux que nous sommes n'y aurions jamais pensé!?!).

Mettre ensuite le riz égoutté dans un grand récipient non métallique (oui le nippon n'aime pas le métal et préfère les ustensiles de cuisine traditionnels en bois - mais bon un bon vieux saladier en verre fera amplement l'affaire). Arroser le dit-riz avec un assaisonnement vinaigré, préalablement préparé avec soin lors de la cuisson du riz. Cet assaisonnement n'est autre que du vinaigre dont on ajoute du sucre et du sel, dans des proportions jalousement gardées! Tout en arrosant le riz dans le saladier, il faut délicatement le mélanger avec une spatule (en bois de préférence et non métallique si vous avez bien suivi!!!) et ensuite, éventer à l'aide d'un magnifique éventail traditionnel (armature en bois :]) joliment ornementé d'idéogrammes - là encore, un vieil éventail espagnol ou encore le premier bouquin de cuisine sous la main fera l'affaire. L'idéal, toujours selon la technique ancestrale, serait d'avoir 3 mains afin de mélanger, d'assaisonner et d'éventer le riz en même temps (le riz asiatique est très exigent pour se laisser manger). Seuls les grands Maîtres cuistos japonais connaissent la technique secrète des 3 mains culinaires!!!

Une fois le riz devenu tiède (pas trop sinon il durcit - suceptible en plus!), vous devriez obtenir un riz brillant, légèrement gluant.

Ensuite, il est temps de sortir la botte secrète - Les feuilles d'algue dans lesquelles on enroule le riz soigneusement préparé avec amour (Quel con!! Il aurait pu le dire avant qu'il fallait des algues. Je fais quoi maintenant avec mon riz?). Mwarff. Ces feuilles d'algue s'appellent Nori et ne sont que de simples feuilles de Varech séchées (oui je m'y connais un peu en algues marines). Disposez une feuille bien à plat, mettez du riz sur une moitié de la feuille bien régulièrement et roulez! (comme l'OCB mais une seule feuille, pas 2 ni 3! Je vous vois venir). Vous devriez, si réussite, obtenir un long cylindre marron rempli de riz.

Avertissement: malgré que la feuille d'algue soit lyophilisée, la trop forte charge en riz hydraté à l'intérieur empêche son incandescence donc nulle utilité d'essayer de l'allumer, ça ne prend pas!.

Pour parachever l'ouvrage, sortir votre plus beau couteau le mieux aiguisé possible (oui métallique le couteau, en bois ça marche pas!). Pourquoi? Car les Nippons savent manier avec art les couteaux, katanas et autres armes blanches aiguisées... Trancher le cylindre de riz en rondelles, régulières si possible et vous devriez arriver à ça!!

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Sont pas très cylindriques je vous l'accorde mais ca se déforme très facilement. Laissez refroidir au frigo et dégustez!! 

Pour les variantes, on peut ajouter du poisson (saumon, thon), du concombre ou tout ce qui vous passera par la tête (à éviter les morceaux de pizza, c'est difficilement roulable!)... à l'intérieur des rouleaux mais là je vous laisse deviner où positionner correctement car moi-même je ne maîtrise pas encore cette technique!

18 février 2005

Haikai (Haiku)

"Plaisanterie amusante", type de poème très court, en 17 syllabes (trois vers de 5, 7, et 5 syllabes) constituant la première partie (hokku) 発句 d'un poème classique waka ou renga, de style libre. Les petits poèmes de ce genre furent d'abord appelés haikai-hokku, puis l'abbréviation, haikai 俳諧 ou haiku 俳句. Cependant, certains furent continués par d'autres poètes avec deux vers de 7 syllabes chacun pour former des séries appelées haikai no renga 俳諧の連歌. On en vint alors à appeler haikai ces "poèmes enchaînés" alors que la forme première du hokku (5, 7, 5) considérée comme un poème isolé fut appelé haiku. Mais c'est là une subtile distinction et on applique généralement les termes de haiku ou de haikai à tous les poèmes de 3 vers comportant 17 syllabes. Ces poèmes descriptifs doivent suggérer une idée, un fait, une impression fugutive, et permettre au lecteur ou à l'auditeur de réfléchir sur la signification profonde des mots composants le poème.


門をしめる
大きな音さして
お寺が寝る

Mon o shimeru    
Ooki na oto sashite 
O-tera ga neru    

Le portail se referme
dans un grand bruit
le temple s'endort

Hôsai, 1752-1826

17 février 2005

Reconnaissance d'un artiste

Voici le site d'où j'ai tiré quelques illustrations:

Studio Moon Rabbit de Mr. Tetsuya. Voilà, c'était juste pour citer mes sources!
Je trouve son travail remarquable. Visitez donc ce site, il y d'autre artistes à découvrir dans des styles différents.

Origami

J'ai essayé une fois et c'est assez frustrant de ne pas pouvoir dépasser le stade de l'avion en papier "méthode école primaire".

L'Origami 折り紙 est donc l'art de plier ces fichus bouts de papier carrés, blancs ou de couleur, dans le but ultime (et c'est un challenge quasiment irréalisable) de créer des objets ou encore des animaux. A l'origine un passe-tems pour les enfants, les origamis deviennent de plus en plus complexes et certains sont de véritables chef-d'oeuvres. Quant aux miens ils finissent en boulettes de papier froissé à la poubelle. Ceci peut constituer un art en soit, quoiqu'au niveau esthétisme c'est assez limité sauf si l'on s'intéresse de près au monde des fractales!
Il existe actuellement de nombreuses formes d'origami, selon la manière de plier (pas la mienne bien qu'elle soit facile à maîtriser), la couleur, les décors ou la façon dont plusieurs pliages peuvent être agencés. Au Japon, on enseigne les origamis dans les écoles primaires pour développer chez les ch'tis enfants l'habileté manuelle et le sens des surfaces et des volumes. Ceci est véridique car de mes souvenirs "primaires" le sens des surfaces consistait à savoir si mon avion en papier, dûment et préalablement colorié avec soin, allait traverser d'une traîte la cour de récréation.... quant aux volumes, cela se terminait généralement vers 3 mètres de haut lorsque mon "jet-prototype" s'échouait lamentablement sur le toit de l'école ou pire dans la gouttière!!!
Résultat des courses, interdiction générale de fabriquer des bolides acrobates qui, au rythme effreiné d'un quinzaine par semaine, bouchaient inéxorablement les gouttières et les faisaient déborder l'automne venu.

10 février 2005

Lexique Phytoplancton

植物プランクトン shokubutsu-purankuton = phytoplancton
藻 mo = algues
緑藻 ryokusô = algues vertes ou Chlorophytes
珪藻 keisô = algues siliceuses ou Diatomées
藍藻 ransô = algues indigo ou Cyanobactéries
鞭毛 benmô = flagelle
ファクス属 fakusu-zoku = Phacus sp.

Comme vous pouvez le remarquer les noms d'algues en japonais comportent tous le suffixe 藻 "mo" qui se prononce "sô" à l'intérieur des mots.

N.B: Si vous ne voyez que des carrés blancs c'est que votre navigateur n'affiche pas les idéogrammes asiatiques!